STM

2001 – 2003

Lorsque j’habitais Montréal, que ce soit pour me rendre à mon travail, à une rencontre ou tout simplement pour le plaisir de l’errance, le transport en commun m’amenait là où je le voulais. C’est sûr qu’il a ces petits caprices : pas toujours à l’heure, bondé de gens, peu confortable… mais n’empêche, ça reste pour moi le transport du petit peuple. C’est ce que j’aimais des autobus et des métros : ces lieux sont le rassemblement de toutes les classes sociales. J’ai toujours aimé les contrastes. Voir un punk assis au côté d’un « monsieur cravate » par exemple. Justement, un groupe punk de Vancouver à écrit une chanson qui s’intitule « Reality is a ride on the bus ». Pour l’avoir vécu, je trouve qu’ils ont tout à fait raison.

Je me suis donc mis à photographier par les fenêtres des autobus et des trains les paysages qui défilaient, les gens qui partageaient un moment assis en ma présence sans même s’en rendre compte ou encore, ceux qui empruntaient les escaliers roulants à la sortie des métros. Tant qu’à attendre, aussi bien en profiter et tant qu’à voir le temps passer, comme le train qui arrive à une gare, aussi bien le regarder s’immobiliser.

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