Vaisseaux fantômes

2000 – 2002

L’Homme

Par son industrialisation

Est fou

Et sa plus grande folie

C’est de faire semblant

Qu’il ne le sait pas

Continuons d’être des numéros au service des machines.

– Lewis, 2000.

Dans notre civilisation d’abandon, l’Homme, de plus en plus centré sur lui-même, ne cherche que le confort pour sa propre personne. Pour en arriver à ses fins, il exploitera la nature de tous les êtres, de toutes les matières, de tous les lieux. Tel de grands vaisseaux fantômes amarrés à un port, d’immenses usines sont laissées pour compte après le passage de tornades entrepreneuriales, probablement reparties pour cause d’exploitation à meilleur coût ailleurs dans le monde.

Avec quelques amis, je me suis mis à la recherche de ces lieux morts à travers l’Île de Montréal. Le temps… voilà ce qui m’attire en ces lieux. Et si les murs pouvaient parler… Je suis souvent resté là, à écouter mais je n’ai entendu qu’avec mes yeux. Sans déplacer quoi que ce soit, je photographie ces pièces, respectueux de leurs témoignages.

Ces quelques images mettent un terme à trois années passées au cœur de ces vaisseaux fantômes.

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